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Le chi sa définition, ses spécificitées

On peut traduire ce terme par énergie vitale, cette énergie existe sous différentes formes, chi alimentaire, chi respiratoire, chi protecteur....Tout sur terre possède une forme de chi, que ce soit dans le règne minéral, végétal, animal ou humain, lorsque cette énergie disparait la mort en est la conséquence immédiate. Dans la terminologie occidentale cette énergie prend le nom d’énergie éthérique, elle se manifeste sous de multiples formes, on pourrait en différencier 49 types en partant du plan physique, jusqu’à des plans plus subtils, en fait 7 plans qui eux même se subdivisent en 7 sous-plans. Chacun de ces sous-plans privilégie une de ces formes de chi, d’ou un travail qui demande certaines connaissances pour éviter les multiples dangers susceptibles de se manifester avec ce genre de pratiques. Cette énergie circule à l’intérieur du corps éthérique, une trame de fils de lumière qui est la correspondance invisible mais causale de l’existence du corps physique. En certains points de ce corps éthérique il existe des connections plus importantes qui se traduisent par l’existence de centres de forces. Il y a 7 centres majeurs, 21 centres mineurs et 49 points focaux qui sont dispersés sur le corps. Les 7 centres majeurs provoquent l’extériorisation de glandes endocrines qui jouent un rôle majeur dans l’équilibre, la santé, la vitalité de la personnalité. Toute activité mentale, émotionelle ou physique entraine la mobilisation d’une ou de plusieurs formes de chi, mais certains arts comme le yoga, la méditation, les arts martiaux internes privilégient un contrôle, un renforcement de ces énergies.

L’interne et l’externe dans les arts martiaux Chinois

Il existe une confusion dans l’utilisation de ces termes que je vais tenter de clarifier. Les arts martiaux externes ont une approche plus physique, plus musculaire, plus objective dans leurs manipulations énergétiques, néanmoins ils sont aussi dans l’obligation de mobiliser du chi puisque nous avons vu au chapitre précédent que le chi est indissociable de la vie, de toute forme d’activité. Les arts internes ont une approche plus introspective, les tendons, les ligaments, les articulations sont mis à contribution par des étirements subtils, des phases de tension et de relachement. En soit cette approche provoque déja l’extériorisation d’une force explosive élastique redoutable dans le combat. Mais par ailleurs dans certains cas ( tout dépend de l’individu, de sa sensibilité, de son aptitude à mobiliser plus de chi qu’autrui) le chi va avoir tendance à s’extérioriser de manière plus prononcée, il va renforcer la puissance de l’impact, mais il ne remplace en aucune facon les étirements de nature biomécanique. C’est là ou il existe une confusion redoutable dans l’esprit de certains pratiquants, ce n’est pas la répétition incessante d’exercices sans principes qui vont mobiliser cette énergie, il faut impérativement les clefs biomécaniques qui sont susceptibles d’en favoriser l’extériorisation, sinon la pratique ne repose sur rien, sur l’illusion que le chi va soudainement apparaître. Il se trouve que les étirements articulaires ont une correspondance avec la position de certains des 21 centres mineurs, ils peuvent en favoriser le dévellopement. Dans certains cas le chi apparaît spontanément, mais c’est la conséquence d’une sensibilité qui n’a rien à voir avec la pratique, une forme d’atavisme qui peut remonter à plusieurs générations, des familles de guérisseurs, de magnétiseurs, d’individus qui ont développés un talent particulier. Il faut aussi faire attention à la pratique de certains exercises comme le chi gong, il existe de multiples dangers particuliérement pour le pratiquant occidental, une inadéquation fondamentale entre cette pratique et les connections énergétiques qui doivent être mise en place pour une évolution en toute sécurité. Néanmoins ce n’est pas la pratique de ces exercises qui donnent une dimension martiale à l’interne, ils ne remplacent en aucunes facons les clefs, les principes fondamentaux de l’art martial. En fait il existe une forme d’interface entre le corps physique et la première strate énergétique, les arts martiaux internes peuvent aboutir à une interconnection entre ces deux plans, sinon chaque pratique reste indépendante de l’autre, il n’y a pratiquement aucune chance de pouvoir les relier. Certains maîtres sont au courant de cette dissociation, ils font croire à leurs élèves qu’avec le temps une connection va s’établir, alors qu’en fait ils savent ainsi que leurs élèves resteront d’un niveau trés inférieur au leur.

Le moderne et le traditionnel

Le kung fu wushu ou moderne est une synthése de multiples arts martiaux Chinois traditionnels, il comprend de multiples enchaînements avec et sans armes. Néanmoins tout en développant des qualités physiques (vitesse, détente......) il manque de profondeur, il n’est qu’un premier niveau  dans la progression d’un art martial. Il existe de nombreuses écoles modernes, les principales étant Nan Quan et Chan Quan, elles sont utiles pour la compétition, elles proposent des formes codifiées qui sont les mêmes pour tout le monde. Il existe aussi du Tai Chi Chuan moderne, du Hsing Hi moderne, du Pa Kua moderne, en général ces formes n’ont pas de dimensions martiales, elles se rapprochent plus d’une forme de gymnastique que d’autres choses. Les arts traditionnels au contraire ont une dimension martiale, une compléxité qui n’est pas apparente à un regard superficiel. Néanmoins dans le choix d’une école traditionnelle il faut être prudent, il est impératif que le style enseigné le soit avec ses principes spécifiques, sans principes la pratique est vide et finit par rejoindre les formes modernes. Ce n’est pas que la répétition incessante du même mouvement qui dévellope son efficacité, il faut une compréhension en profondeur des étapes essentielles pour favoriser une évolution continue, sinon ce n’est que du muscle, nous sommes loin de la compléxité des arts martiaux Chinois traditionnels. Les principes sont spécifiques à chaque école même si bien sur il existe des recoupements. Attention je ne considère pas que des paramètres comme la position basse des épaules, l’alignement du genoux avant ou autres soient des principes spécifiques, ils sont trop généraux, ils englobent la plupart des arts martiaux asiatiques. Par exemple en Dragon les principes spécifiques sont: cracher et avaler, glisser et s’enfoncer, seul cette école et des styles d’une famille proche partagent ces spécificités. Ces principes doivent aussi prendre en compte la globalité du corps, il faut être capable d’expliciter l’enchaînement de la force du bout des pieds jusqu’aux mains. Il suffit d’une carence dans la chaine de transmission pour que l’ensemble de la structure s’écroule. Mieux vaut pratiquer un style que l’on aime moins mais dont l’enseignement comprend tous les principes, qu’une école sans principes dont l’esthétique peut séduire mais dont l’évolution ultérieure risque d’être limitée. A noter aussi qu’il est important de connaître l’ arbre généalogique d’une école pour savoir si le style, l’enseignant sont vraiment représentatif d’une tradition qui dans certains cas garde ses secrets, ne les dévoile qu’à un petit nombre.

 

 

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